Jeudi 11 octobre 2007
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Méthode de construction d’un cours d’histoire pour les stagiaires en cycle III.
1/ Le choix du sujet à traiter.
Stage filé : le choix dépend le plus souvent de l’enseignant/e dont vous prenez la classe, compte tenu de sa progression. Néanmoins, vous devez dans ce cadre imposé, vous inspirer des programmes et des documents d’application.
Autre cas : la lecture des programmes et des documents d'accompagnement est suffisamment explicite pour effectuer ce choix, dans une continuité chronologique entre les 3 classes du cycle.
2/ la construction du cours : il faut penser à l'envers.
définir les objectifs du cours
lire avec soin le "socle commun des connaissances et des compétences".
http://eduscol.education.fr/D0231/accueil.htm
lire avec attention les programmes,
http://eduscol.education.fr/D0048/primprog.htm
NB on peut trouver sur l’excellent site : http://histoireenprimaire.free.fr/ une comparaison entre les programmes de 2002 et ceux de 2007 :
http://histoireenprimaire.free.fr/ressources/programmes2002_2007.pdf
les documents d’application : relever les dates, les personnages, les concepts, les idées que vous devez transmettre.
http://www.cndp.fr1archivage/valid/38282/38282-5691-5494.pdf
Attention, les documents d’accompagnement qui sont une source absolument indispensable correspondent (ainsi d’ailleurs que les manuels) aux programmes de 2002, plus ambitieux
sélectionner ainsi les connaissances que les élèves devront avoir à l'issue du cours, les compétences qu'ils devront mettre en oeuvre, les attitudes qu'ils devront adopter.
3/ choisir un itinéraire pédagogique
Toute leçon doit être présentée comme une question et une ou des réponses à cette question. La problématique ainsi définie est l’ensemble composé par une question, une réponse, les moyens de construire cette réponse
Pour vous rassurer : lire comment la question est traitée dans les manuels du primaire, et éventuellement du secondaire, voire dans une histoire de France ou une histoire générale, ou dans les documents pédagogiques du genre TDC. Attention 1/ ne pas se noyer dans les détails 2/ obligatoirement revenir à l’étape précédente pour ne pas rester prisonnier/ère du manuel, et complexifier inutilement votre propos.
Utiliser le dictionnaire, de préférence les éditions destinées aux enfants, pour être prêt/e à donner une définition claire des termes que vous allez employer, y compris les plus simples (“ économie ”, “ société ”, “ politique ”, “ monarchie ”, « religion »…). A terme, vous serez capable d'avoir un dictionnaire personnel de notions (qu'est-ce que c'est ?) opératoires (comment on l'étudie ?)
Choisir une “ entrée ” parmi les douze proposées. Trouver une problématique, y compris très simple (ex : “ pourquoi parle-t-on de “ Renaissance ?”, “ comment et pourquoi César a-t-il conquis la Gaule ? ”) et les questions qui permettent de répondre à cette question centrale.
Choisir les documents à utiliser (texte, image, film...) pour que les élèves puissent construire les réponses aux questions posées.
4/ la mise en œuvre.
Descriptif d’une leçon en cinq moments (extrait des documents d’accompagnement du cycle III)
a/ Le maître demande d’abord aux élèves de dire les connaissances ou représentations qu’ils ont du sujet.
NB commentaire : le document d’application met l’accent sur ce que l’on appelle l’ « évaluation diagnostique », qui correspond à la nécessité pour le professeur de connaître au préalable les « représentations » des élèves sur cette question, pour les corriger, les compléter, les valider... et construire son cours en fonction des réponses des élèves. On peut pour cela soit préférer un questionnement, soit un document amorce.
b/ Puis il reprend ou corrige ce qui a été dit, établit le lien avec la leçon précédente, présente les idées fortes, sans hésiter parfois à « raconter » tel épisode ou à mettre en valeur par le récit l’action de tel ou tel personnage emblématique ; c’est l’occasion d’une première mise en place du vocabulaire qui sera retenu.
NB Commentaire : il s’agit là de mettre en place une ou plusieurs « situations d’apprentissage » nécessaires pour que les élèves s’approprient les savoirs et les savoir-faire souhaités. Cette mise en place nécessite de susciter l’intérêt des élèves, notamment en faisant le lien avec la leçon précédente (par exemple en interrogeant un ou plusieurs élèves), en n’hésitant pas à recourir au récit (ou à la littérature de jeunesse), et à la définition précise des notions que l’on va employer dans le cours. L’idée de base est de guider soigneusement les élèves de façon à ce qu'ils sachent ce qu'ils doivent trouver.
c/ Ensuite, deux ou trois documents simples sont distribués aux élèves qui, en groupes, prennent l’habitude d’en dire la nature, la date, l’auteur.
NB Commentaire : il s’agit d’insister sur le recours obligatoire aux documents de toute nature, et d’habituer les élèves à l’opération de base de l’analyse historique, qui est la contextualisation impérative des documents pour en faire l’analyse (voir analyser des documents)
d/ Ils cherchent ensuite à en tirer la signification.
NB Commentaire : c’est là le véritable objectif des situations d’apprentissage mises en place par le professeur, la capacité des élèves à se poser des questions à partir d’un document et ce faisant d’en retirer des informations. Attention, afin qu’ils puissent eux-mêmes trouver des informations dans le document, il faut leur laisser le temps.
e/ Une fois le travail fait, le maître interroge les élèves et rectifie les erreurs, dégage l’important de l’accessoire et les aide à mettre en forme la trace écrite qui doit être conservée et retenue.
NB Commentaire : cette phase de synthèse est la clé du cours. La trace écrite : un “ résumé ” est possible, mais ce n’est que rarement la bonne solution. Mieux vaut que la trace écrite soit construite au fur et à mesure du cours. N'oubliez pas que renseigner une carte, écrire une phrase de synthèse, rédiger une légende d'un document reproduit, copier la définition d'une notion... tou cela est bien une trace écrite.
5/ L'évaluation :
C’est l’étape fondamentale dont tout dépend. En fait, il faut construire le cours à partir de ce que vous pourrez - et vous devez - leur demander dans l’évaluation. C'est le moment de revenir à l'étape 2 mentionnée plus haut